samedi 24 avril 2021

Le mal à dit…

Inspiration...

Déjà trois heures que j’essaie de dormir. Dans mon rêve, j’essayais aussi de trouver le sommeil. Alors, je ne peux même pas dire si j’ai dormi ou pas. Et hop, une autre zopiclone pour faire stopper je ne sais trop quelle angoisse. Mon cœur panique, il fait des culbutes comme si j’avais couru un marathon. Mais il a peur de quoi ?

Je suis prisonnière de ma tête qui portant est vide et je n’arrive toujours pas à mettre le doigt sur le sujet de mon angoisse passagère. Par le temps que mon comprimé pour dormir fasse effet, j’inspire et j’expire profondément afin de me relaxer le cerveau et je repense à moi, il y a quelques semaines. Complètement à terre, dysfonctionnelle, ma bouteille de gin à la main. Le mal à dit.

Expiration...

J’ai eu l’air innocente durant combien de temps ? Est-ce que quelqu’un allait me secouer et me crier que j’étais juste une grosse conne. Tellement de gens que j’ai côtoyé qui me disent que c’est une bonne affaire sans jamais avoir eu la décence de me réveiller. Combien de « elles » j’ai eu devant moi ? Des elles que j’ai probablement invitées dans ma maison…

I dont give a fuck, mais je suis littéralement déclenchée. Moi qui me posait souvent la question, s’il allait bien. Maudite compassion et empathie, je vous rappelle que je suis supposée le haïr.

Inspiration...

Je me console en me disant que je vais bientôt voir l’Amireux et que, ça, ça me fait du bien.

Expiration. Il fait noir. Je pense que je me suis endormie.

Ça fait deux jours que je « feel » tout croche. L’élément déclencheur m’a réveillé. Je ne me souviens plus de la dernière fois que j’ai dormi sous aucun effet. Le mal à dit.

Inspiration...

J’ai la tête pleine. Comment vais-je être capable d’avouer tout ça à l’Amireux sans qu’il me juge ?

-          Hey! Je pense qu’on devrait diminuer notre consommation alcoolique.

Déresponsabilisation, j’ai 8 ans et demi. Je ne suis comme pas « game » de lui dire que j’ai un petit problème depuis maintenant bientôt 5 mois. Ce soir, c’est différent. C’est pour le plaisir. Le mal à dit.

Expiration. Je ne me souviens à moitié de rien. Il fait noir. Je dors à côté de lui, mon Amireux.

Un autre matin où je me suis réveillée encore tout croche, mais où je vais aller courir pour sortir le méchant, faire le vide. Mais ce matin, je me sens fragile et vulnérable. Lui, sa tête pèse trois tonnes sur l’oreiller. J’ai compris que je n’étais pas seule dans cette situation. Notre intimité venait d’être sabotée. Il y avait beaucoup trop de déclencheur dans nos têtes respectives. Le mal à dit.

Inspiration...

Les prisonniers s’en vont courir afin de se libérer.

Expiration...

Encore une fois, de belles discussions. Maudit, c’est encore moi qui parle. J’essaie un peu de projection. J’avais le « motton ». Il m’avait posé la question qui tue : Comment as-tu été capable de demander un arrêt de travail?

Inspiration...

Il a fallu que je me replonge, que je raconte tout encore une fois. Mon « motton » c’est transformé en vulnérabilité. Je pensais que j’avais bien installé ma barricade entre lui et moi. Faut croire que je m’étais trompé.

Expiration...

Je lui ai renvoyé le « motton ». Une belle confidence qui m’a beaucoup ému. Comment pouvais-je rester insensible devant sa situation et sa discrète émotion. J’avais l’impression qu’il parlait de moi, il y a quelques mois. Ce qui m’a le plus touché, c’est quand il m’a avoué qu’il se sentait vide, qu’il ne sentait rien en dedans. Je pense que si je ne mettais pas retenue, je m’aurais noyé avec toutes les larmes de mon corps. Le mal à dit.

Inspiration...

Je suis des semaines en arrière et je comprends entièrement comment il se sent. J’essaie de lui expliquer avec mon seul vécu, mon expérience, qu’il faut savoir s’accorder du temps pour se retrouver. Qu’en étant des petits robots, cela n’avancera à rien mis à part s’oublier. Que la personne la plus importante c’est soi-même et que c’est la seule qui restera avec nous toute la vie. Que nous devons absolument avoir l’urgence de vivre, car nous n’en avons qu’une seule… Il a l’air d’un ordinateur qui s’est mis en veille. Le mal à dit.

-          Tu as peur de quoi ?

Le mot peur est tellement anxiogène. Le mal à dit.

Expiration...

Je "feel" mon Amireux. La vie est une occasion qu’il ne faut pas manquer. J’inspire et j’expire profondément afin de me relaxer le cerveau et je repense à moi, il y a quelques semaines. Complètement à terre, dysfonctionnelle, ma bouteille de gin à la main. Je me félicite d’être encore debout et de ne pas m’avoir mise en veille. D’agir tous les jours comme s’il s’agissait du dernier du reste de ma vie. De simplement, m’avoir choisi.

Inspiration. Je sens la fatigue m’emporter avec elle sans l’aide de rien.

Expiration. Il fait noir. Je pense que je me suis endormie.



dimanche 18 avril 2021

I don’t Give a fuck…

 

Cette semaine, c’est officiellement mon retour au travail. Enfin, je vais pouvoir échanger mon kit en monochrome de gris et mes souliers blancs pour un « outfit » un peu plus sophistiqué pour courir le centre-ville en talon haut sans tomber. Quelle mission excitante!

La vie reprend son cours tranquillement pas vite...

Une semaine tout en douceur, où j’ai reçu une énorme vague d’amour de mes collègues de travail et de mes clients. C’est si bon de se sentir apprécier pour sa personne, mais aussi, dans la reconnaissance du bon service que je leur donne. Je n’ai jamais eu aussi hâte de retourner travailler.

Cette semaine, c’est officiellement mon retour au travail, mais aussi, je vais formellement fermer le livre de notre histoire. Une grosse brique pleine de chapitres de notre vie qui aura durée dix ans.

Une semaine tout en douceur, où j’ai reçu une énorme vague d’amour et d’encouragements de mes amis, de ma famille et de l’Amireux.  Merci, mes personnes d’exception, d’enjoliver ma vie et de me rappeler que je suis belle, bonne, fine, mais surtout capable.

Si je recule d’il y a quelques mois, j’écrivais encore le livre de notre vie. Nous avions tout ce que le monde voulait : une belle histoire d’amour, un chalet, des voyages, des folies, des fous rires, des projets… J’avais peur de rien et tout ce que je voulais, c’est d'être avec toi. Tu étais ma vie, tu étais ma famille, tu étais mon meilleur ami. De plus, je méditais déjà sur le tome deux de notre livre qui commençait avec l’enfant que je n’aurai jamais. Dans mon cas, ce n’est pas moi qui ai frappé le mur, mais c’est le mur qui m’a frappée. Et puis là, je me suis retrouvée devant rien, un livre entre les mains à peine fini.

Malgré la belle semaine qui s’était amorcée, j’avais le vertige. Je vais officiellement devoir fermer le livre de notre histoire et je vais surtout devoir te revoir.

Je ne l’ai pas vu depuis plus de trois mois. C’est certain que j’y repense encore occasionnellement sous forme de « flashback ». Souvent, je me réveille en pleine nuit, en sursaut, en ayant la nette impression qu’il me touche avec ses grosses mains ou qu’il entre dans le lit nuage en essayant de faire « fitter » son grand corps pour venir dormir avec moi. Je ne peux malheureusement pas effacer dix ans de ma vie comme dans le film « eternal sunshine of a spoless mind ».

Je suis humaine et il m’arrive d’avoir des faiblesses. C’est là que je « pop » une zopiclone pour m’endormir et ne plus penser.

Anticipation. J’ai peur de recevoir une décharge électrique dans mon cœur, qu’il arrête de battre et que je recule des semaines en arrière la face à terre sur la céramique de ma cuisine. J’ai fait beaucoup d’efforts pour être devenue ce que je suis aujourd’hui, dans le moment présent et c’est là que je veux rester. Par contre, je suis un être humain et je suis consciente des réactions que je peux avoir. Il s’agit quand même de ma plus grande histoire d’amour, mais probablement, de ma plus grande peine d’amour. J’espère que je vais le trouver laid. J’espère ne rien sentir. J’espère ne pas trop être nerveuse. J’espère ne pas trop avoir l’air conne.

Cette semaine, je vais mettre le livre de notre histoire sur la plus haute tablette de mon garde-robe avec tous nos souvenirs et en terme de matériel, je vais officiellement n’avoir plus rien, juste ma peau.

J’ai dilapidé tout mon Celi jusqu’au dernier sous. J’ai laissé 200$ dedans afin de me déculpabiliser. Je me console en me disant que quand je vais sortir de chez le notaire, je vais être riche.  Ce n’est toujours pas concret ce que je vais faire de toute cet argent, mais bon. Une chose à la fois. J’ai réalisé que je n’avais pas besoin de grand-chose pour être heureuse. Je suis déjà riche de toutes pi en plus, ce n'est pas la première fois que je le dis.

Cette semaine, je vais devoir affronter mes peurs et être dans la même pièce que toi. La veille, l’angoisse m’a prise dans ses bras et j’ai dû outrepasser la posologie de zopiclone pour être capable de dormir au moins 5 heures.

Lorsque je suis entrée dans la pièce, tu n’as même pas daigné me regarder. Par chance, je n’ai rien senti, aucune décharge électrique, aucune tristesse, aucun regret…. Rien…. J’avais un fou rire. Quel malaise pour les employés de ce bureau. J’ai voulu casser la glace au lieu de rire comme une fille beaucoup trop nerveuse.

-          Comment a été la route?

À la limite, j’aurais pu parler de météo et cela aurait été la même chose. Bref, nous étions rendus là et moi, j’étais déjà tellement ailleurs. Quand j’ai vu ton visage, j’ai compris toute la honte et la douleur que tu traversais. Celle que j’avais vécu, il y a de ça tellement longtemps. Tes yeux étaient vitreux, ton regard rougis, cerné, ton teint était gris, tes cheveux désordonnés et tu avais l’air de ne pas sentir bon.

Il a quand même fallu que nous soyons côte à côte. Tu pouvais sentir mon odeur, voir même te planter le nez dans mon cou, tellement tu étais proche. Je sentais le malaise, mais heureusement ce n’était pas le mien.

Lorsque le notaire nous a annoncé les montants que nous recevions, je voulais m’esclaffer, mais comme j’ai encore un peu d'amour et de la compassion pour toi, je n’en ai rien fait. Hashtag franchement mature!

Cette semaine, je vais réellement dire que je suis ailleurs et que j’ai passé à autre chose…

Je m’attendais à ce que tu me fasses des excuses ou du moins que nous ayons une petite conversation de courtoisie. "Next thing i know", j’avais mon longboard dans une main, ma clé usb de l’autre et tu me "shootais" : Bye Stef! Je n’avais même pas eu la chance de placer un mot. Dans ma bagnole, je pouffais de rire. Tout ce que j’avais retenu avec nervosité. Avoir su que tout ça aurait été aussi facile. 

Je suis Stéphanie next level, je suis ailleurs et je ne sens plus rien pour toi.

Finalement, j'ai trouvé le titre de notre livre : I dont give un fuck. 

Fuck, le titre a déjà été pris. 

dimanche 11 avril 2021

Moi aussi, j’ai envie de frencher sur l'autoroute 30.

 


Cette semaine, le printemps « flirt » avec l’été. C’est doux sur le visage, ça sent les bons jours et le monde est « fucking » beau à voir. Cette période de l’année me donne toujours envie de rêver. En fait, je rêve tout le temps, éternelle romantique je suis. Tsé, le printemps, ça me donne toujours envie d’être en amour avec des papillons qui grouillent en dedans, des étoiles dans les yeux, un sourire niaiseux pi toutes pi toutes. Faque je m’imagine danser dans la rue comme dans « La la land », partir en « roadtrip » en chantant « Road Trippin », faire l’amour partout en chemin en toute liberté ou simplement s’arrêter sur l’autoroute 30 pi « frencher » comme des ados sans lendemain, mais surtout, s’en foutre. Tsé, les émotions explosives d’adolescence (soupir)…

Je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment romantique avec le « french » sur l’autoroute 30. Pi en plus, ce n’est pas si loin pour un petit moment d’impulsion. Mais bon, nous restons des êtres humains et nous sommes plus souvent pas vraiment « game ». Probablement parce que nous avons tendance à toujours être pogné dans notre tête dans ce mélange d’anxiété, de questionnement et d’anticipation, souvent négative.

Jasons un peu! Est-ce que l’on peut juste arrêter de se poser des « fucking » questions et se ramener dans l’instant présent ? Ça ce peux-tu juste se laisser aller et mettre notre cerveau à « off » deux petites minutes ? Nos pensées ont souvent envie de bifurquer vers l’imagination des événements anticipés et même pire nous le faire vivre sans qu’il ne se soit encore produit. Pourquoi faire compliquer quand tout peut être simple? Pourquoi ne pas faire revivre nos pulsions d’adolescent?

Le monde des adultes peut être tellement complexe pour rien…

-          Tu m’intimides…

-          Pourtant, je suis juste moi, un humain…

Je ne peux expliquer pourquoi, mais cette conversation, je l’ai reçue comme une claque en plein visage. J’étais bien loin de mon scénario de « La la land ». Probablement, parce qu’il me répète souvent que nous sommes rien et qu’à chaque coup, je ne l’avais pas vu venir. « Rien » c’est assez lourd comme mot surtout lorsqu’il signifie néant. Je préfère dire sans étiquette. L’Amireux peut être parfois très difficile à décoder. Non seulement, je dois toujours escalader un mur pour essayer d’aller voir derrière ce qu’il se cache, mais aussi parce que son non verbal ne semble pas cohérent avec ce qui sort de sa bouche ou simplement dans l’action de ses petites attentions.

Un beau débat corporel entre la tête, la bouche, le cœur et le « fucking » moment présent. En même temps, c’est une autre de nos soirées où nous nous sommes dit qu’il fallait être raisonnable, mais où nous avons bu tout ce qu’il restait dans mon cellier. Il se peut très bien que ma perception et mon interprétation de la chose aient été un peu affectées. Alors, pourquoi se poser autant de questions?

-          Peut-être que cette « drive » cache une pointe d’insécurité?

J’avais envie de me fermer, j’étais déçu… J’étais bien loin de mon « french » sur l’autoroute 30.

Qu’est-ce qu’ils ont tous à vouloir me trouver une faille? Je ne peux pas juste bien aller? Est-ce que je peux juste me laisser aller?

Sérieux, c’est certain que j’en ai des insécurités. Je reste un humain, je suis loin d’être parfaite et c’est parfait ainsi. En plus, est-ce qu’il faut que je te rappelle que l’homme que je croyais être l’homme de ma vie m’a trompé et que je me suis retrouver la face sur la céramique de la cuisine le jour de Noël comme une vulgaire merde en désintoxication de traitements hormonaux. Je ne pense pas que je vais être capable de faire confiance à quelqu’un demain matin ni même de m’investir dans quelque chose de sérieux rapidement. Aussi, c’est certain que j’ai ma blessure d’abandon qui s’est agrandi. Donc, merci de me remettre à jour que je ne signifie rien.

Qu’est-ce qu’il y a de mal à être résiliente, forte et d’avoir la capacité de se reconstruire rapidement?

De mon côté, je n’ai pas envie de faire ressortir ses défectuosités. Je l’ai déjà dit que je le trouvais  beau dans son imperfection, ses angoisses et sa petite réserve quand je suis en sa présence. Selon moi, il n’est pas « game » de se laisser porter par la vague sans trop se poser de questions. Je vais donc statuer que le commentaire était pour lui. Peux-tu juste apprécier et essayer de ne rien bousiller ou créer de malaise? Probablement un peu de ma faute, j’ai « caller » dès le début le sans filtre et la transparence 101.

Pi moi, ben je suis mauditement faite et dans ses moments-là, j’ai envie de faire un peu de sabotage. Un ancien système de protection qui revient occasionnellement à la charge. En plus de ma fermeture, c’est l’autre Stephanie qui ressort. Son job, faire de la destruction.

J’ai travaillé tellement fort pour ne pas retomber dans ce « patern ». Mais bon, il revient quelquefois. Le sabotage c’est bien subtil, un peu comme un « flirt » et le mien est toujours à deux volets. Premièrement, j’ai toujours mes petites insécurités de fille qui revient au galop dès que mon petit cœur fait trois tours. Comme si j’avais oublié tout le cheminement que j’avais fait jusqu’à maintenant. Je me remets en position d’infériorité. Franchement, je me suis pourtant promis que personne n’allait me faire sentir comme une personne moyenne. J’imagine que puisque j’en ai déjà pris conscience que le problème est pas mal en partie réglé. Je vais jeter ça entre les mains de ma psy afin d’approfondir tout ça. Deuxièmement, il y a le problème du câlinours phéromones. Je suis libre. Je me sens bien. J’ai repris conscience de mon pouvoir, mais j’ai peur de faire des conneries. Je suis quand même dans une relation exclusive même si l’on n’est rien. Honnêtement, même si rien signifie souvent enfantillage, insignifiant ou néant, je n’ai aucunement envie de saboter ce qui se passe avec l’Amireux, car je crois que j’ai quelque chose à apprendre à travers tout ça.

Faque, avant de tout saboter, je vais me fermer les yeux et rêvasser comme une ado qui « french » sur l’autoroute 30 comme s’il n’y avait pas de lendemain. Pi je vais m’en foutre. (Soupir)

mardi 6 avril 2021

Dans deux semaines, je vais être libéré d’une emprise qui a duré plus de dix ans…


 Je ne l’avais jamais réalisé ainsi. C’était chimique tellement qu’il pouvait être toxique. Et puis moi, amoureuse comme une désaxée, je me suis mis en second plan en m’oubliant moi-même en chemin. Ma vie c’était lui. Donc, l’expression populaire « l’amour rend aveugle » prend tout son sens ici.

La succession des événements, mon arrêt de travail et, appelons-le comme ça pour le moment, mon « amireux », j’ai l’impression qu’un gros poids de 220 livres vient de s’enlever de mes épaules.

Je « feel » tout en légèreté…

J’ai même commencé à marcher sur la pointe des pieds comme si j’étais une « mini »

Je ne l’avais jamais réalisé ainsi. Mon tête à tête imposé avec moi-même a été la plus belle rencontre que j’ai faite cette année. Une découverte extraordinaire. Pi je me dis : WOOOOOW quelle fille! Elle était où durant toutes ces années. Ça aurait été bien dommage que je n’aille pas à sa rencontre. Je l’aime ben elle.

Dans deux semaines, je vais être libéré d’une emprise qui a duré plus de dix ans et je vais être riche en argent et je ne réalise toujours pas. Qu’est-ce que je vais faire quand je vais être riche? C’est juste de l’argent après tout. Anyway, je suis déjà riche de toutes pi à chaque fois, j’ai une grosse émotion de fille qui monte pi je trouve ça beau.

Je « feel » tout en gratitude…

J’ai même commencé à trouver les signes que la vie m’envoyait sur mon chemin…

Je ne l’avais jamais réalisé avant. Je mange des chips en forme de cœur. Je vois des bonhommes sourire partout avec des messages porteurs d’espoir, d’amour et makenoize d’un artiste que j’ai découvert récemment. J’entends les oiseaux chantés et il me semble qu’il fait toujours soleil. Des petites choses que l’on prend bien souvent pour acquis, mais que lorsque l’on s’arrête un peu, le temps de l’instant présent, nous permet de comprendre que ces petites choses-là constituent le bonheur. En plus, il n’y a rien de banal là-dedans.

Je « feel » comme une gamine…

J’ai même commencé à comprendre que rien n’arrive pour rien…

Je ne l’avais jamais réalisé avant ma rencontre avec « l’amireux ». On nous répète souvent que les épreuves de la vie sont des cadeaux mal emballés. C’est toujours difficile de comprendre quand tu as l’impression d’être ensevelie dans ton sac à marde, quand tu le vis à ce moment-là. Il faut tomber, faut se relever, faut s’accrocher. Honnêtement, j’ai passé rapidement à travers la feuille de papier. Pi lui, mon « amireux », ne semble toujours pas comprendre comment j’ai pu faire. Simple, je me suis donné le droit d’arrêter, d’analyser le « fucking big picture », de prendre du recul, de comprendre certaines choses en chemin, d’accepter et de m’aimer. Si on me donnait le choix de changer quelques choses, je ne changerais absolument rien, même la maladie de mon père. J’ai beaucoup appris. J’ai surtout appris à vivre le moment présent, d’aimer sans fin les personnes spéciales qui m’entoure et de leur donner encore plus d’importance. Pour moi, c’est devenu plus qu’un essentiel. Pi je l’ai déjà dit, je suis déjà riche de toutes pi à chaque fois, j’ai une grosse émotion de fille qui monte pi je trouve ça beau.

Dans deux semaines, je vais être libéré d’une emprise qui a duré plus de dix ans…

Je « feel » comme si j’étais une adolescente…

J’ai même commencé à comprendre que, derrière ma succession de cadeaux mal emballés, il y avait une surprise…

Crisse que je l’ai répété en braillant la face sur la céramique de la cuisine : elle est où ma surprise? J’ai beaucoup de compassion et d’empathie pour la fille que j’étais il y a quelques semaines. Pi à un moment, tu vas bien et tu les vois les surprises. Je suis fucking bien entouré pi eux embellissent ma vie à toutes les minutes. Pi à un moment, tu as une surprise qui arrive « sortie d’nowhere un peu comme une fleur qui pousse dans l’ciment »[1] et ton petit cœur fait trois tours. Tsé, un gars qui trouve que les participes passés c’est sexy. Tsé, un gars qui essaie de te dire que tu es belle avec sensibilité. Tsé, un gars qui trouve ça cute que tu te comportes comme une gamine. Pi que même après avoir tombé parce que j’avais mal mis mes souliers, pi que même si j’ai saigné du nez, plugger un kleenex pour arrêter tout ça en essayant d’essayer de boire mon verre de vin, il a encore envie de me voir. Tsé, ce gars-là! Honnêtement, je n’ai jamais été aussi stimulé intellectuellement et en plus, il m’inspire dans ma créativité. Pi parce que tout ça continu de me surprendre, je me laisse aller sur la vague et je me sens bien.

Je « feel » comme si j’étais une « amireuse » aussi…

Pour l’instant, nous n’avons pas d’étiquette et c’est très bien ainsi. Deux êtres humains vivant des situations un peu similaire. Je chante. Je danse. Je souris des yeux. Il y a toujours un fond musical dans mes oreilles. Je me fous de demain. La vie n’attend pas et nous sommes aujourd’hui.

Dans deux semaines, je vais être libéré d’une emprise qui a duré plus de dix ans et je vais simplement vivre le moment présent.

 



[1] Les Cowboys fringants, Banlieue, Motel Capri, 1999, disque.

dimanche 28 mars 2021

Un café pour emporter?

Je n'ai pas envie de partir. Je n’ai surtout pas envie de me réveiller, sortir de son lit et affronter sa belle face avec ses « piercings » symétriques.

« fuck » J’ai pas le choix, il faut que j’aille faire pipi.

Double « fuck » où son mes bobettes?

Dans cette maison hors convention, il y a des miroirs partout. Donc, il a fallu que je m’affronte avant d’aller à la salle de bain. J’ai la face d’une fille qui a vraiment aimé sa soirée. Je prends mon courage à deux fesses et je me sors. Je me faufile telle une gamine qui pense vraiment que personne ne va la voir.

Mes cheveux sont un peu moins beau, mais j'ai un  « fucking » sourire niaiseux.

Il faut que je me serve un café avant de partir en guise de claque sur la « gueule ». Je ne me souviens plus si nous avons dormi. J’adore comment je « feel » et va falloir que je convainque mon entourage que je ne consomme aucune drogue. Mais j’aime ce sentiment. Je pense que c’est l’euphorie du moment présent.

Tu le veux dans une tasse pour emporter?

Sursaut, je venais de me faire pogner. En même temps, c’est pas comme si j’étais bien caché. Je m’étais « plugger » devant la machine à café vintage, filtre à café en essuie-tout, très créatif, à rire en silence des conneries que je racontais la veille ou mes péripéties rocambolesques aux premières personnes de ma liste de messages textes et tout ça en bobette. J’ai de la matière pour écrire au moins trois livres. Je me sens légère, j’ai 38 ans, sans horaire et mon cœur fait des coups de tambour en me disant : j’existe encore grosse conne!

Il va falloir qu’il se calme lui d’ailleurs. Je vais bien et je n’ai pas envie de retomber. Après tout, je peux encore décider de le remballer, de le cloitrer ou même de l’empaler si je veux. 

Je ne sais toujours pas comment je suis rentrée chez moi comme si ma voiture s’était téléportée trente-cinq minutes plus loin.

J’ai faim, j’ai « fucking » faim, je suis en carence dans tous les sens du terme. Incapacité à faire face à mes responsabilités et absence ou insuffisance d’éléments indispensables à la nutrition. J’ai besoin de mon trip de bouffe et de mon lit nuage pour aller rêvasser et étirer cette euphorie qui ne me déplaît pas du tout. Stephanie secondaire 5 n’est plus, j’ai régressé en secondaire 3 quand je repense à tout ça.

On est supposé se revoir ce week-end.

« Fuck » la journée va être longue.

Double « fuck », on est juste lundi.

Je sais plus trop qu’est-ce que je peux faire pour passer le temps. C’est le moment de sortir le ukulélé. Je veux faire un spectacle à mon père pour lui montrer comment je suis bonne d’enchainer deux accords et de chanter en même temps. Stephanie secondaire 3.

Je vais en avoir pour un bon deux minutes.

Papa, je ne consomme aucune drogue, j’ai juste un sourire niaiseux et je veux que le temps passe.

Est-ce que s’est permis, à ce point, de lui dire que j’ai déjà hâte de le revoir? Je suis vraiment pas « game ». Je me sens légère, j’ai 38 ans, sans horaire, rien à faire et mon cœur fait des coups de tambour en me disant : j’existe encore grosse conne!

Ce qui est sympathique, c’est qu’il m’écrit souvent ce qui me trotte dans la tête… Merci de me devancer.

-          Dommage, j’aurais bien apprécié la présence d’une jolie patineuse ce soir…

Et puis là tu as toutes les questions qui défilent dans ta tête : Trop tôt? Trop vite? Faudrait être raisonnable? Et j’en passe. La vie n’attend pas, c’est maintenant. Le pire qui pourrait m’arriver c’est que mon sourire niaiseux va avoir fendu jusqu’à mes oreilles et que je passe pour une « crisse » de débile demain. Papa, je te jure que je ne consomme aucune drogue.

Je me sens légère, j’ai 38 ans, sans horaire, disponible et mon cœur fait des coups de tambour en me disant : j’existe encore grosse conne!

« Fuck » que c’est agréable tout ça…

Double « fuck », ça fait deux jours que j’ai pas dormi…

lundi 22 mars 2021

Le pouvoir du vagin...

 

                                     

Je me suis réveillée ce matin en me disant « fuck » c’est déjà le printemps. Le soleil est au rendez-vous, les oiseaux gazouillent et les humains en sont fous. Je suis un câlinours qui lance des phéromones. Le soleil fait briller mes yeux et ma peau « glow » de mille feux. C’est la saison de la reproduction.

Je suis libérée, je suis Stéphanie next level…

Fini le marathon mental, je suis une nouvelle moi. La première marche a été la plus difficile à franchir et maintenant, je les gravis une à une avec confiance. Mon cœur, mon corps crient liberté et m’appartiennent. Je suis émancipée.

Encore maintenant, plusieurs me demandent comment j’y suis arrivé si rapidement et ont encore cette envie folle de me consoler. Je serais menteuse de dire que je n’ai pas été blessée. Je n’ai pas fait l’objet de désir pendant des mois et ses études enmédecine m’ont volé mon pouvoir, ma féminité et je suis retombée dans la loto de l’humanité comme un numéro qu’on n’avait pas vraiment envie de piger. Mettons que mon estime n’avait jamais été aussi basse.

Il me semble que c’est une belle période pour une libération… Le printemps, le renouveau, la lumière et les phéromones.

Dans la rue, je marche. Le soleil, les gens, mon rouge à lèvres rouge provocation, je ne me rappelle pas d’avoir déjà été autant populaire dans ma vie. C’est normal, je suis phéromone câlinours. Cela va m’avoir pris 38 ans avant de comprendre mon pouvoir. Ben trop occupé à se faire rabaisser, à s’oublier et à changer de chapeau.

C’est que j’ai ma théorie sur les chapeaux féminins. Tout d’abord, je veux tout de même faire une parenthèse. Il est selon moi tout aussi difficile d’être un homme ou une femme actuellement à l’aire des médias sociaux, de l’image stéréotypée des deux sexes et de la société qui nous veut agir comme des petits robots pour être de plus en plus performant. On dénigre les hommes pour les faire passer pour des épais-cons et on voudrait que les femmes aient la beauté éternelle dans leur costume de "superwoman". Merci antidépresseur, mais c’est une tout autre histoire.

Les chapeaux féminins ce sont tous les rôles qu’une femme doit accomplir dans une vie, dans une journée. Nous attendons d’elle d’être : Cendrillon, l’enfant, la mère, la femme de carrière, la putain… Une "superwoman" qui entre deux changements de couches doit être en mesure de changer de chapeau en un tour de main.

Méchante charge mentale… encore pire si tu as des enfants.

La femme, elle? Dans ses souliers, dans sa féminité, dans son vagin. Il y a bien de quoi s’oublier… ou même de rester coincé dans sa tête. Vivement l’énergie qui circule tout croche.

Je suis libérée, je suis Stéphanie next level…

J’ai eu la chance d’avoir ce moment de recul pour comprendre que j’ai été prisonnière de ma tête beaucoup trop longtemps. Et que dans cette prison, je m’étais forgée une carapace où personne ne pouvait m’atteindre, même pas moi. J’étais productive, efficace as fuck, j’étais un petit robot qui produit. Une machine avec une enveloppe un peu « cute ». Un automate loin de ses émotions et qui ne se connaissait pas.

Et le pouvoir du vagin?

C’est certain que ma carence m’a amené à avoir faim, très faim. J’ai même eu besoin de me prouver à quelque part que je n’étais pas si mauvaise que ça, que je n’étais pas si laide, que je pouvais être encore un objet de désir. J’ai pleuré aussi, beaucoup pleuré parce que je me trouvais sale et que je m’écœurais. Tellement habitué porter le chapeau de la petite blonde parfaite. Je n’avais jamais vécu une phase comme celle-là et je ne suis même pas gêné de dire que cela m’a fait un énorme bien. J’ai mis ma tête en veille et j’ai fait une reconnexion complète avec mon corps.

Au final, je savais déjà que le sexe c’était bon, mais là on est « next level ». Je suis un être tout en sensualité. Je suis un câlinours qui lance des phéromones. Le soleil fait briller mes yeux et ma peau « glow » de mille feux. C’est la saison de la reproduction.



lundi 15 mars 2021

Mon petit coeur à fait trois tours...

 


« Pcq peu importe les épreuves de la vie, c’est avec toi que je veux les surmonter. I luv you ma crevette. Bonne St-Valentin ma muse de l’amour »

Yeah right! This is ironic.

J’ai fait de plus belles découvertes en faisant le tri de mes papiers d’impôt, comme un chèque de 100$ par exemple. Mais ça dans la semaine de la St-Valentin, tu veux m’achever. Surtout qu’il n’y a rien de vrai là-dedans !?

J’ai poussé un : SÉRIEUX !!! Qu’est-ce que tu veux me dire l’univers !!!!

J’ai récidivé, je me suis commandé des sous-vêtements. Pleins de sous-vêtements. Comme si j’en avais pas assez. Je laisse maintenant ma carte de crédit sur ma table de chevet pour compenser mes excès de colère et entretenir mon « fix ». M’en fou de la St-Valentin, mais là, j’ai le droit. Surtout, fallait bien que je réinvestisse le chèque de 100 $. 

Prétexte!

J’ai quand même toujours un petit goût amer en bouche. On aurait quand même pu « caller » un « break » comme des adolescents qui étaient tannés de toujours « frencher » la même personne? Question de remettre nos idées en perspective? Honnêtement, je sais plus, je sais pas. Je pense pas que c’était une bonne idée.

Je me demande encore où l’être humain s’en va, car on en voit de toutes les couleurs sur Tinder. Poly amoureux, préférence sexuel nébuleuse, pansexuel, « just for fun », Tu as l’air d’une fille vraiment différente, « wanna fuck? » trop sérieux ou vraiment trop intense. Franchement, le catalogue humain ne cessera jamais de m’étonner particulièrement quand j’entends les récits de mes amies. Très hâte de voir le jour où ses petites bêtes serons remises en liberté et quand le confinement sera levé.

Alors, plus rien ne me surprend. Pas plus que ma carte de crédit qui ne semble avoir aucune limite.

Mais aujourd’hui, il y a comme une petite voix qui me dit merci.

Il fait beau soleil, j’ai un « funny hangover » Aussi, j’ai une date pi c’est un adon que ce soit la St-Valentin, plutôt une question de disponibilité. Je ne sais pas trop pourquoi, mais cette fois j’ai hâte. Il faut dire que le candidat est réellement différent, ça m’intrigue. Il n’a pas le profil d’un « one nighter » : conversations interminables, articulé, drôle, belle intelligence émotionnelle. Nous avons même parlé de palindrome. WTF! Au final, nous semblons vivre à un peu la même chose vu nos séparations assez récentes. J’ai décidé que je n’avais rien à perdre. J’ai envie de me présenter en toute transparence, sans artifices et sans filtres.

J’ai rien à perdre… J’ai déjà tout perdu.

Il fait beau soleil, j’ai un « funny hangover », parfait pour une date. Le seul hic, ma face ne veut pas suivre et mon eyeliner ne veut toujours pas collaborer même après plusieurs tentatives. J’ai l’air d’avoir dormi dans mon « makeup » loin d’être « flawless ». Toujours en me répétant que j’ai rien à perdre, transparence oblige, j’enfile mon « kit » mou que je considère sexy. Mon « kit » de confiner comme j’aime bien dire, mon manteau « d’hipster », ma tuque, mes souliers blancs et je présente mon personnage les deux pieds dans sloche : Stef la milléniale.

Il est arrivé pile à l’heure. On aime.

« Fuck », il s’est forcé. Il est habillé comme un professeur, un séduisant professeur avec des beaux souliers. Va falloir que je m’excuse d’avoir les chevilles à l’air et d’être habillé en yoga… Mais bon, s’il n’est pas content, après l’exposition, il pourra me laisser sur un coin de rue et aller refaire sa vie.

Il fait beau soleil, j’ai un « funny  hangover » telle une adolescente, Stephanie secondaire 5, j’ai envie de rire et de me divertir.

Il me propose de conduire. Personne n’aime rouler en ville à part moi. J’ai envie de me laisser gérer et je trouve ça extrêmement charmant. C’est une mini exposition, donc nous avons vite fait le tour. Nous avons beaucoup parlé d’art, de perception, de démarche créative… etc. etc. etc. Ça coule très bien.

2h22, 3h33, 4h44, 5h55…

Nous nous sommes retrouvé devant un verre, plusieurs verres en fait, et moi qui parle de vins orange avec passion et sans aucune retenue. Il semble trouver cela super intéressant et pose beaucoup de questions. J’ai comme une décharge électrique qui me traverse le corps, j’essaie de ne rien laisser paraître… Mais mon TDAH me trahit avec mon manque de focus et mes maladresses. Je ris nerveusement, je crois que je ne laisse rien transparaitre Tout ça, c’est quand même mon mojo.

Je le trouve ridiculement beau dans son imperfection. J’ai même envie de le « frencher » Qu’est-ce que je fais ??? J’ai peur de lui faire peur. Ses lèvres ont l’air douces et il me semble naturellement sentir bon.

L’heure avance…

-          Si tu veux, tu peux dormir ici. J’ai une brosse à dent pour toi.

Je n’avais aucunement envie qu’il parte, mais je n’avais pas envie de passer pour une fille facile et non respectable non plus. J’assume les dernières semaines, j’ai quand même 38 ans après tout. Je garde ma nouvelle philosophie, vivre le moment présent, en tête et je reviens dans nos conversations. Je ne sais pas si c’est l’alcool qui m’a enivré… Je ne me souviens pas la dernière fois que j’ai eu de si beaux échanges. Le « dude » est loin d’être un « tata » du catalogue humain. Il faut que je me gère. Stef, ce n’est pas la même chose et puis tu le sais. Je saisis l’instant présent et je lui saute au cou. Effectivement, il goûte bon, ses lèvres sont douces et c’est « fucking » agréable.

11h11, 1h11, 2h22…

Le reste je le garde pour moi… mais mon petit cœur a fait trois tours pour aucune raison.

Il y a longtemps que je n’avais pas été impressionner, ébranler. En même temps, je ne sais pas si ce sont les bons mots. Surtout, je ne m’étais pas trompé : Intelligent, intéressant, intéressé, curieux, belle intelligence émotionnelle…

Au petit matin, il faisait beau soleil et j’avais encore un « funny hangover ». Je buvais mon café en sa compagnie dans mon lit nuage tout en me disant que ce n’était même pas « awkward », à la limite naturelle. J’aurais voulu passer la journée avec lui.

Mais aujourd’hui, il y a comme une petite voix qui me dit merci.

Il fait beau soleil, j’ai un « funny  hangover » telle une adolescente, Stephanie secondaire 5, je suis restée dans mon lit nuage une bonne partie de la journée à rêvasser et à me sentir toute drôle.

Mon téléphone me rappel à l’ordre : J’ai apprécié notre rencontre, même si j’ai été surpris par l’évolution de la soirée. Agréable et rafraichissante. Ça serait bien de se revoir si cela te chantes?

Mon petit cœur a encore fait trois tours. Je suis super contente qu’il veut me revoir, mais j’ai tout de même une petite déception. Je ne veux pas simplement être rafraichissante. Je veux être excitante, divertissante… différente, comme la fille au béret rouge dans « Elizabeth town »

Va falloir que je me calme l’intensité…

Il fait beau soleil, j’ai un « funny  hangover », mon petit cœur à fait trois tours pour aucune raison et je vais lui dire d’aller de se recacher. Pi là, je vais prendre une petite pilule pour dormir pour arrêter de penser.