dimanche 20 juin 2021

Lettre à mon père : De ta force de vivre.

 



Je me suis souvent imaginée parler en avant. Ma voix qui résonne et qui fait écho. Je ne sais pas quel temps il est, mais j’ai des frissons. Je tremble même. Les mots sortent, mais ils cassent dans ma gorge. C’est tellement grand, je me sens toute petite en avant, comme quand j’avais 8 ans.

Fais-toi s’en pas, papa. J’ai mis du mascara « waterproof » et mon éternel rouge à lèvre longue tenue, rouge. J’ai enfilé ma plus belle robe noire en ton honneur. Ce n’est pas comme s’il y avait d’autres couleurs dans ma garde-robe hein? Je sais que ça, ça t’aurait fait sourire. Tu m’aurais surement lancé aussi: Maudit que tu es conne mon fils en riant. Pi niaiseusement, j’aurais été fière que tu m’aimes, même quand je dis des conneries, même quand je suis conne. Parce que, s’il a bien une chose dont je suis certaine dans la vie, c’est que tu m’aimes. Et ça, je n’en ai jamais eu aucun doute.

Chu en avant, j’ai 8 ans. J’aurais voulu que tout ça soit à ton image. Drôle, pétillant, vivant. Tsé, un grand rassemblement où l’on pourrait t’entendre parler de tes histoires. Tsé, les histoires que l’on a entendues mille et une fois, mais qu’on dirait que parce que c’était toi qui les racontais, on ne pouvait pas s’en lasser.

Tsé Papa, On n’est jamais vraiment prêt pour ses choses-là. Mais « Ça fait partie du deal. La vie, la mort. Qu’on le veuille ou non. »[i]. Puis depuis le diagnostic, on en a eu des discussions, on en a eu des conversations sur ses deux sujets. Mais, l’être humain est un peu con parfois. On oublie vite et on a toujours espoir que ces choses-là n’arrive pas.

Fais-toi s’en pas, papa. J’ai mis du mascara « waterproof » et mon éternel rouge à lèvre longue tenue, rouge. J’ai enfilé ma plus belle robe noire en ton honneur. Encore aujourd’hui, je reste encore à me dire que ta maladie c’était un osti de beau cadeau mal emballé. Nos veillées interminables et nos discussions sans aucun tabou seront probablement dans les plus beaux souvenirs que je vais garder avec toi.

Lors de nos têtes-à-têtes, j’ai découvert pleins de facettes de toi que je ne connaissais pas. Derrière ta grande sensibilité et ta grande générosité, une belle vulnérabilité et une belle résilience. Tu voulais vivre. Nous voir grandir. Nous étions ta plus grande fierté. Parce que même si on essayait de te faire comprendre qu’on n’était déjà pas mal rendu grandes et qu’on frôlais bientôt nos quarante ans, on était toujours pour toi tes bébés. Tu voulais voir tes petits enfants découvrir la vie. J’espère qu’ils auront le même souvenir que moi, de ton visage quand tu les regardais.

Tsé papa, « mon héros des héros »[ii], toi sur qui je pouvais toujours compter. Toi que je voyais quand même plus fort que tout. J’ai aussi aimé ça partager tes craintes. Pour une fois, c’est moi qui devenait ta force. Moi qui essayais de réchauffer tes petites mains froides. Moi qui te bordait en te disant : je suis là papa. Façon futile pour essayer de dissiper ta peur. J’étais là pour vrai et je suis encore là.

Chu en avant, j’ai 8 ans. J’aurais voulu que tout ça soit à ton image. Drôle, pétillant, vivant. Qu’est-ce qu’il va me rester maintenant? De beaux souvenirs certainement, un numéro d’urgence en moins ironiquement. Tu étais toujours là. Un matin où il a fallu que tu viennes me sortir d’un appartement parce que je faisais une crise d’anxiété, un matin où tu es venu me retrouver à l’urgence parce que j’avais perdu connaissance pour aucune raison. Un Noël que tu t’étaismis beau et que tu m’avais pris en charge. J’étais supposée te souligner, mais j’étaisle pire déchet social que la terre avait pu inventer. Tu n’as jamais accepté que je parle de moi ainsi. Merci pour ta présence, ta générosité d’être, merci de m’aimer tel que je suis, tel que j’étais.  

Fais-toi s’en pas, papa. J’ai mis du mascara « waterproof » et mon éternel rouge à lèvre longue tenue, rouge. J’ai enfilé ma plus belle robe noire en ton honneur. Depuis ton diagnostic, j’ai la tête qui tourne. Tellement de questions, la vie, la mort pourquoi? Ta maladie m’a fait réaliser que je n’accordais pas assez de temps à ma famille, aux miens. Ça prend ça, c’est plate c’est comme ça. Tsé papa, je n’avais jamais réalisé à quel point j’étais chanceuse de vous avoir, de t’avoir.

Chu en avant, j’ai 8 ans. J’aurais voulu que tout ça soit à ton image. Drôle, pétillant, vivant. Aujourd’hui, j’ose espérer que tu seras un bel arbre, pour faire respirer nos générations futures. Un bel arbre fort, solide, mais aussi vulnérable et résilient. J’aimerais ça aller le voir, le plus souvent possible et de faire un dendroglyphe dessus, témoignage fragile mais précieux de la vie, marquer : t you? Pour me rappeler tes messages textes, toutes les fois que j’avais une grosse journée au travail et que j’avais oublié de t’appeler. Toutes les fois où je vais me demander tu es où?

Je risque d’être un peu perdu après tout ça. Je risque de me poser fucking trop de questions. Je risque de trouver que payer pour des signets avec ta face dessus c’est con en crisse. Je risque de me dire que tu es un osti de beau souvenir. Je me suis souvent imaginée parler en avant. Ma voix qui résonne et qui fait écho. Je ne sais pas quel temps il est, mais j’ai des frissons. Je tremble même. Les mots sortent, mais ils cassent dans ma gorge. C’est tellement grand, je me sens toute petite en avant, comme quand j’avais 8 ans. Fais-toi s’en pas, papa. J’ai mis du mascara « waterproof » et mon éternel rouge à lèvre longue tenue, rouge.

Tsé papa, « mon héros des héros »[iii], toi sur qui je pouvais toujours compter. Toi que je voyais quand même plus fort que tout. Je repars en me disant que la vie c’est un voyage. On en a eu un cristi de beau dernier. Je repars en me disant que la vie c’est aujourd’hui. Qu’il faut profiter de chaque instant avec ceux que l’on aime comme si c’était le dernier jour de notre vie. Je repars avec ton rire, tes jokes plates, ta générosité, ton amour pour les autres en me disant que la pomme ne tombe pas très loin de l’arbre. Je repars en m’assoyant à ma place comme une petite fille de 8 ans, en te disant je t’aime. Que même si tu ne seras plus là de ton vivant, la petite brise me rappellera ton passage et comment je t’aime. Ce soir papa, je vais lever mon verre à ta santé et de ta force de vivre.



[i] Marie-ève Perron, De ta force de vivre.

[ii] Marie-ève Perron, De ta force de vivre.

[iii] Marie-ève Perron, De ta force de vivre.

dimanche 13 juin 2021

La saveur du mois.

 

-         Est-ce que je peux prendre votre commande ?

-          J’aimerais avoir un trio #2 svp.

-          Est-ce que vous voulez savoir qu’elle est la saveur du mois ?

-          Inquiète-toi pas, je sais que c’est pas moi….

C’est comme n’importe quoi. À force de toujours manger la même chose, on y perd un peu le goût. C’est la maudite habitude de voir le gazon du voisin toujours plus vert. En plus, dans un contexte de pandémie, que la vie soit arrêtée et que nous vivons dans un vase clos, c’est comme loft story, les émotions et les feelings sautent d’une étape à l’autre très vite.

C’est un peu ce qui se passe avec l’Amireux ces derniers temps. J’ai beaucoup de la difficulté à le lire et il est très évitant depuis près d’un mois. Je le sentais venir. Je m’en doutais un peu. Nous ne sommes pas dans les mêmes étapes de nos cheminements.

Tout ce que je peux lui offrir, c’est un bon mini wheat. C’est comme ça que je me considère. Un côté givrage sucré : pétillant, drôle et léger. Un côté blé : réfléchi, profond et plus sage. Le meilleur des deux mondes.

Je pense qu’il n’utilise pas notre relation à bon escient. Deux êtres humains qui s’inspirent dans le moment présent, pas d’étiquette et sans aucune pression. Deux êtres humains en reconstruction, ensemble. Deux êtres humains qui s’inspirent. Je crois qu’il s’en met beaucoup trop sur les épaules. C’est certain, il a pas mal plus de responsabilités que moi. Moi, j’ai juste ma peau à gérer et de faire cohabité mon côté givrage sucré et mon côté blé.

Pour ma part, c’était vite, c’était intense pi j’aimais ça. De son côté, selon ma perception, c’était peut-être un peu « too much ». On est vite tombé dans une certaine forme d’exclusivité avec des règles non dites, probablement ce qu’il l’a étouffé ? Comme nous nous étions toujours dit être transparent, il m’a fait faux bond avec délicatesse. Il n’est pas dans une belle place dans sa tête.

Même si je le soupçonnais depuis quelques temps, ça m’a déçue. Je l’ai senti en dedans, cette émotion que je n’avais pas eue depuis un moment. J’espère seulement que c’est la vérité. Même si je suis un bon mini wheat bien balancé, j’ai par période des drôles de trucs qui peuvent me traverser la tête, comme me dire que je ne suis plus la saveur du mois. En même temps, j'avait déjà exposé les règles et il suivait mon plan à la lettre:

1-      Quand tu passes la porte ici, tu as le droit d’être qui tu veux, comme tu veux.

2-      Quand tu es avec moi, nous devons rester le plus possible dans le moment présent, sinon je te ramène dedans.

3-      Si tu viens ici simplement parce que tu es une machine qui fonctionne, un robot, et que tu te sens vide, que tu ne ressens rien… J’aime mieux que tu t’en ailles ou que tu ne viennes pas.

Il a donc suivi mon conseil. Je n’ai pas le goût de me poser de questions et je vais le laisser revenir vers moi s’il en a envie. Je lui laisse son moment dans sa caverne.

De mon côté, j’ai mis son contact sur le "hold". Je ne suis pas du type envahissante. Ça va me permettre de prendre un peu de recul, moi aussi. Après mûre réflexion, je me demande quand même qu’est-ce qu’il y a sur le menu. 

-          Ben finalement, il y a juste les fous qui ne changent pas d’idée. C’est quoi votre saveur du mois?

C’est comme n’importe quoi. À force de toujours manger la même chose, on y perd un peu le goût. C’est la maudite habitude de voir le gazon du voisin toujours plus vert. En plus, dans un contexte de pandémie, que la vie soit arrêtée et que nous vivons dans un vase clos, c’est comme loft story, les émotions et les feelings sautent d’une étape à l’autre très vite.

 

 

 

 

lundi 7 juin 2021

SOS Dre point G.

 

J’avais besoin de prendre un break de création ces derniers jours. Comme si je n’avais plus rien à écrire. Pourtant, je ne compte même plus mes cahiers de notes…

Je n’ai pas revu l’Amireux depuis deux semaines. J’apprends à apprivoiser ma solitude. Je travaille temps plein. Je bois du vin. Nous sommes confinés. J’ai arrêté de fumer.

PLLLLLLLLLLLLLLLLAAAAAAAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTTTEEEEEEE!

Je suis à la veille de chanter du Lisa Leblanc. Mais je me gère.

Qu’est-ce que je peux bien raconter ??

Maudite bonne question. J’ai encore les hormones dans le tapis. Je ne sais pas si c’est l’âge, mais j’ai l’impression que mon système reproducteur me cris : LAAAAAAAAAAAAAAASSSSSSSTTTT CAAAAALLLLL! M’en fou, je ne veux pas de bébé, mais lui me rappelle que c’est encore le moment. En plus, aujourd’hui, je devais être la fille la plus habillée de Wellington (celle qui démontrait aucune nudité) et je n’ai jamais eu autant de compliments sur mon côté sexy. Je crois que c’est simplement une question d’attitude.

Après la prose d’un printemps un peu froid, l’été et son humidité semble tranquillement s’installer. Il fait chaud, il fait beau, les gens oublient la pandémie pi on a envie de frencher comme s’il n’y avait pas de lendemain. Le gouvernement vient d’annoncer son plan de déconfinement et déjà nous croyons que la tout c’est derrière nous.

Nous voulons frencher. Point final. Et peut-être même plus.

Je travaille à temps plein et je frenche à temps partiel. Mes hormones doivent clairement se calmer.

Pour me recentrer, j’ai décidé de faire mon bucket list des choses à faire avant mes 40 ans. Comme si c’était mon âge butoir pour mon émancipation ultime. Je suis déjà sur le bon chemin. Tout le monde me parle dans la rue. J’ai les yeux qui brillent. J’ai un sourire niaiseux. Je m’aime. Je crois que c’est simplement une question d’attitude. Mais je veux plus, éternelle insatiable.

J’ai mis mon plus beau rouge à lèvre comme pour me faire plaisir et je déambule la rue Wellington. Non pas pour le plaisir, mais toujours dans un contexte de travail. Ma job me permet d’oublier que je suis seule et que, quand je rentre à la maison, personne ne m’attend, que si je ne donne pas de nouvelle à personne, ben personne ne va le faire. Pour certains, comme je n’ai pas encore eu mon vaccin, je suis comme la peste. J’apprends donc à apprivoiser ma solitude.

Le gouvernement vient d’annoncer son plan de déconfinement et j’ai déjà hâte de retrouver ma liberté. Je travaille temps plein et je frenche à temps partiel.

PLLLLLLLLLLLLLLLLAAAAAAAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTTTEEEEEEE!

Je suis à la veille de chanter du Lisa Leblanc. Mais je me gère.

J’ai envie de sensation forte. J’ai envie de frencher comme s’il n’y avait pas de lendemain. J’ai envie de sexe interminable. J’ai envie de matin qui s’éternise jusqu’à la nuit. J’ai envie de folies et du moment présent.

Je fais du ménage le vendredi pour contrer la monotonie. Le démon du midi me prend par surprise. Je suis seule.

Sos Dre Poing G, c’est la pandémie et je ne suis pas vaccinée. À force d’écouter les posdcasts de sexe oral et de libre sexpression, J’ai eu envie d’augmenter les statistiques sur la découverte du fameux poing g. Alors, sur un 300$ de coup de tête, j’ai commandé la boîte. Je vise mon émancipation.

Je n’ai pas revu l’Amireux depuis deux semaines. J’apprends à apprivoiser ma solitude. Je travaille temps plein. Je bois du vin. Nous sommes confinés. J’ai arrêté de fumer.

PLLLLLLLLLLLLLLLLAAAAAAAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTTTEEEEEE!

Je suis à la veille de chanter du Lisa Leblanc. Mais je me gère,

 

 

 



lundi 31 mai 2021

Voyage chez ma psy


 Si je plonge dans ma tête et que je rêvasse à un sentiment de liberté, je suis allée voir ailleurs pour mieux me retrouver. Juste l’excitation d’être dans l’avion, juste l’excitation de gouter au dépaysement et à l’aventure. J’ai envie d’apprendre à vivre avec moi-même. Je suis bien. J’ai fait les bons choix.

Je n’ai pas de destination précise. J’ai quelques plans en tête, mais aucune limite de temps. Je veux seulement avoir du temps pour prendre du temps. J’ai des papillons dans le ventre. Quel beau projet. J’ai finalement réalisé mon fantasme. Vivre chaque instant comme si c’était le dernier.

Je ferme les yeux. J’entends la mer. L’odeur saline me frôle les narines et je perçois au loin les restaurants bondés de gens. J’entends de la musique. J’ai faim et j’ai soif de découvertes.

Je m’alimente des gens de l’endroit. Je veux tout savoir : Comment ils vivent ? Qu’est-ce qu’ils mangent ? Quelles sont leurs coutumes ? Tout. J’ai besoin de le vivre avec eux et comme eux. Je veux l’expérience immersive.

Cette année, je pars. Je m’en vais me retrouver. Je m’en vais apprendre à être bien avec moi-même, à mieux me connaître. Je m’en vais comprendre la vraie signification du mot vivre. J’ai rempli mon sac à dos de mes rêves et de mes aspirations. Je n’avais pas besoin de plus. Je me sens riche.

Je me vois déjà en Grèce, sur la plage, en mangeant des spanakopitas. Je fantasme que Jamie Oliver vienne me porter du fromage feta et des olives. Je me soule avec le bruit des gens qui m’entourent.

Demain, je vais probablement changer de destination. J’ai des plans, mais pas d’horaire. Je vais rencontrer des amis et nous allons savourer le moment présent pour quelques jours ensemble. Pourquoi pas boire, rire et manger. Plaisir simple à l’état brut sans aucune contrainte. Comme je me sens extrêmement choyée, je vais vivre chaque minute. Je vais vivre simplement.

Une trame musicale à mes oreilles, je chante. Il fait soleil. Je fais de la route. La fenêtre est ouverte. J’ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Je m’en vais faire le tour du monde.

Ça fait rêver?

Un exercice très anodin que ma psy m’a demandé de réaliser. Le but n’étant pas nécessairement de nous faire fantasmer, bien que dans le contexte actuel cela fait un grand bien, mais d’aller décortiquer notre système de valeur, les grands principes de notre vie. C’est le noyau de notre système de croyance et influence chaque décision que nous prenons. Allez à l’encontre de celles-ci, crée des conflits difficiles à résoudre. Alors, ça devrait toujours être non-négociable.

Pourquoi est-ce qu'on nous enseigne pas ça à l’école ? Il me semble que ça règlerait pas mal de choses. Je me suis rendue à l’évidence, je n’avais rien fait encore selon mes valeurs, ce que je voulais réellement. J’ai même eu une relation de dix ans, simplement axée sur le plaisir et la liberté. Bravo pour ma soif de vérité, d’évolution, de partage et de réussite. Avant mon voyage chez ma psy, sans le savoir, j’avais déjà compris comment cette importance de se respecter. J’étais allée à la rencontre de moi-même.

J’ai soif d’authenticité et de relations vraies. Je me nourris de l’évolution que j’ai faite. Je tire du positif à travers le négatif et les erreurs que j’ai pu faire. J’ai goût de partage dans le plaisir. Tout cela, vibre et je sens que j’ai réussi. Je suis libre…

Si je plonge dans ma tête et que je rêvasse à un sentiment de liberté, je suis allée voir ailleurs pour mieux me retrouver. Juste l’excitation d’être dans l’avion, juste l’excitation de gouter au dépaysement et à l’aventure. J’ai envie d’apprendre à vivre avec moi-même. Je suis bien. J’ai fait les bons choix. Je suis alignée avec mes valeurs. Vérité, évolution, partage, plaisir, réussite, liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 25 mai 2021

Prose d’un printemps un peu froid.

 

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid. Dans mon appartement aux murs sauge, j’apprends tranquillement à apprivoiser ma solitude.

Prélude d’une nouvelle histoire. Un gros coup de vent glacial, je persévère.

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid, froid en dedans. Des fois, mon malaise revient. C’est parce que je me raconte des peurs.

Torpeur, je n’ai plus envie de me définir à travers les autres. Je veux me définir moi-même. Rien n’empêche de me reconstruire avec autrui.

Ennuie, c’est fou comme c’est récurrent. Je tourne en rond. Je ne sais plus quoi faire. Je regarde le fond de mon verre.

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid. Des fois, je me sens brisée et je passe le temps en recollant les petits bouts cassés.

Blessée, j’ai été abandonnée.

Angoissée, je suis dépassée. Je digère. Je persévère.

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid. Ils sont où les beaux jours ? Il est où le soleil ?

Sommeil, je te cherche. Je suis en état de veille. Je ne ressens plus rien.

Va-et-viens, mouvement que je répète sans cesse, calvaire.

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid. Je suis gelée. Ébranlée, je dois me secouer.

Clouée dans mon lit, je décide de me relever. S’en était assez. Fuck les insécurités. J’ai vu le bout.

Doux sentiment d’un souvenir amer.

Ce n’est pas l’hiver, mais c’est un printemps un peu froid. Dans mon appartement aux murs sauge, j’apprends tranquillement à apprivoiser ma solitude.

Prélude d’une nouvelle histoire. Un gros coup de vent glacial, je persévère.



lundi 10 mai 2021

Allons voir ailleurs si nous y sommes?

 

Crisse de pleine lune qui "fuck" encore toutes mes perceptions, qui me "fuck" en dedans. J’ai à peine sortie le nez de ma caverne depuis environ deux semaines, juste pour être ailleurs. J’ai le trouble de l’attachement anxieux qui provoque toujours l’hyperactivation du système de l’attachement. Besoin de faire le tri mental, besoin d’être en dormance profonde. Je réduis mon activité métabolique pour conserver mon énergie.

Maudit pattern…

Qu’est-ce que je fais ? J’avance ou bien je recule ? Je pars ou bien je viens ?

Il n’y a rien pour moi, ici. C’est mon syndrome post traumatique qui me parle : abandon, insécurité, besoin d’attention. Un seul désir, m’effacer comme un coup de vent rafraîchissant. Je ne suis que poussière de rêve. Je suis de la bonne « junkfood ». Tout ça, avant que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. Je contamine ma perception du réel.

Partir ? S’éloigner ? Se retirer ?

Pi la peur… Pi la peur du rejet… Pi la peur de faire fuir… aussi bien le faire avant.

Tellement de choses délicates que je ne peux pas dire… Des choses qui ne m’appartiennent pas, mais qui font que je me referme sous mon scaphandre. Je me jette au fond de l’eau. Il est trop lourd. Tellement de choses délicates que je ne peux pas dire… Des choses qui m’appartiennent qui fait que j’accroche à mon scaphandre une grosse brique. Il est encore plus lourd.

Je sombre…

Je n’ose pas en parler. Comme j’ai fait un grand pas vers l’avant dans ces derniers mois, mon orgueil me dit de fermer ma gueule. Garde ta tête hors de l’eau, montre que tu es forte. Garde ta tête dans les nuages et rêvasse pour essayer d’oublier.

Maudit pattern…

Entourée de personnes évitantes pour accentuer ma blessure d’abandon. Entourée de personnes évitantes pour me rappeler que je suis sans importance. Évitent distant, évitent anxieux. Je menace de partir. Je contamine mon moment présent.

Et si nous allions voir ailleurs si nous y sommes ?

Prendre un pas de recule pour mieux se projeter. Se réinventer comme ils disent depuis que nous sommes masqués, depuis le début de notre nouvelle vie. Je dis nous, mais en fait, c’est ma façon de me déresponsabiliser d’inclure les autres. Je me sens donc moins coupable de redresser la barricade.  

Crisse de pleine lune qui "fuck" encore toutes mes perceptions, qui me "fuck" en dedans. J’ai à peine sortie le nez de ma caverne depuis environ deux semaines, juste pour être ailleurs. J’étais bien lorsque je n’avais rien à penser.

Maudit pattern…

C’est de la faute à personne. C’est simplement mon sentiment de solitude et de rejet qui prend toute la place. Je "call" un code 18. Le problème est derrière l’écran, à 18 pouces et c’est moi. J’ai le trouble de l’attachement anxieux qui provoque toujours l’hyperactivation du système de l’attachement. Besoin de faire le tri mental, besoin d’être en dormance profonde. Je réduis mon activité métabolique pour conserver mon énergie. Je cherche ma sécurité. Je dois réapprendre à vivre avec moi, seule.



dimanche 2 mai 2021

L’allégorie de la caverne

 


Depuis le mal à dit, je suis descendue faire un petit tour dans ma caverne. Prisonnière de mes pensées, je n’arrive pas à les exprimer. Sans mots, je reste enchaînée tout au fond avec mes réflexions.

Fuck, aujourd’hui, il n’y a pas juste moi qui se sens bipolaire, Dame Nature aussi. Il neige, il fait froid. J’ai un bref souvenir d’un hiver douloureux. Le vent glacial sur mon visage me fait revivre toutes sortes d’émotions. J’ai le goût de remettre mes souliers blancs pour marcher dans la « sloche » ou mon « kit » en monochrome de gris pour m’ensevelir sous les couvertures de mon lit nuage.

Tsé, une journée comme ça…

Je pense à mon Amireux et j’ai envie d’avoir un sourire niaiseux. Je n’arrive toujours pas à mettre le doigt sur ce qu’est cette relation. Des fois je me sens amoureuse, des fois je me dis que c’est simplement un ami. Des fois je me sens belle, des fois je me sens rejetée. Des fois on a envie de frencher, des fois on est comme un vieux couple qui oublie de se toucher. On parle tout le temps, de pleins de sujets. On revisite la langue française, on se remet en question. Mais jamais on ne parle d’intimité…

J’ai fait un homme de moi. Je suis descendue faire un petit tour dans ma caverne. Prisonnière de mes pensées, sans pouvoir les exprimer. Dans mon monde d’illusion, je reste enchaînée tout au fond avec mes réflexions. Je regarde mon ombre.

Pourquoi toi, tu es encore là ? Toi qui m’a fait tant de mal… Depuis deux semaines, je pense à toi. Tout le temps. Je me sens bipolaire. Il y a toi et il y a l’Amireux. Encore une fois, un beau copié collé d’une vie passée. Je me sens comme un scarabée qui roule sa boule de marde. Pi un peu comme avec l’Amireux, des fois je t’aime, des fois je te haïs. Des fois je me sens bien, des fois je me sens abandonnée. Des fois j’ai envie de te frencher, des fois j’ai envie de t’oublier. On parle plus, on ne parle pas. Rien. Et puis quand j’essaie, tu me réponds Alright. Point.

Fuck, aujourd’hui, il n’y a pas juste moi qui se sens bipolaire, Dame Nature aussi. Je suis dans ma caverne. Prisonnière de mes pensées, je me sens rejetée, abandonnée. Dans mon monde matériel et imparfait, dans mon monde d’illusion.

Je pense à mon Amireux et je ne comprends pas. Je n’ai pas besoin de poser une étiquette sur cette relation. Je suis encore en reconstruction, anyway. Je suis simplement moi et j’ai encore des rechutes pour me rappeler que je suis un humain. Que je suis imparfaite et que c’est parfait ainsi. Que je suis normale, que je ne suis pas invincible. Ça, je suis capable de lui dire. Le reste, ça sort toujours pas. Ça reste en dedans et ce n’est pas évident.

Je me suis refermée. Je suis descendue faire un petit tour dans ma caverne. Prisonnière de mes pensées, enfermée dans mon enveloppe. Dans mon monde matériel et sensible, dans mon monde des idées.

Fuck, aujourd’hui, il n’y a pas juste moi qui se sens bipolaire, Dame Nature aussi. Il neige, il fait froid. J’ai un bref souvenir d’un hiver douloureux. Le vent glacial sur mon visage me fait revivre toutes sortes d’émotions.

Tsé, une journée comme ça…

Je suis en phase tremblement essentiel. Comme une "junky" qui a besoin de son "fix". Comme une « addict » qui est en détox. Dans mon monde des idées, dans mon monde sensible. Il faudrait que je m’échappe de l’illusion pour sortir affronter la réalité.

Je lâche de regarder mon ombre et me retourne pour voir la lumière à la sortie de ma caverne. Je ne sais pas si j’ai le courage de sortir.

Je pense à toi. Je me sens comme un scarabée qui roule sa boule de marde. En fait, c’est peut-être le scarabée qui me roule. C’est comme ça que je me sens quand je pense à toi. Pourquoi tu ne dis rien, pourquoi tu ne me dis rien? Je la veux ma vraie fin. Je les veux tes explications, je les veux tes excuses. C’est la connaissance qui me fera sortir de ma caverne.

Depuis le mal à dit, je suis descendue faire un petit tour dans ma caverne. Prisonnière de mes pensées, je n’arrive pas à les exprimer. Sans mot, je reste enchaînée tout au fond avec mes réflexions. Dans mon monde matériel et imparfait, je sombre dans l’illusion. Dans mon monde sensible, dans mon monde des idées, j’attends d’avoir les connaissances afin de m’échapper de l’illusion et atteindre la réalité. C’est la connaissance qui me fera sortir de ma caverne.

Fuck, aujourd’hui, il n’y a pas juste moi qui se sens bipolaire, Dame Nature aussi. Il neige, il fait froid. J’ai un bref souvenir d’un hiver douloureux. Le vent glacial sur mon visage me fait revivre toutes sortes d’émotions. J’ai le goût de remettre mes souliers blancs pour marcher dans la « sloche » ou mon « kit » en monochrome de gris pour m’ensevelir sous les couvertures de mon lit nuage.

Tsé, une journée comme ça…