dimanche 24 octobre 2021

Vas-y bubbly. Fonce!

 

        

Quand la vie te donne des citrons, fais-en de la limonade. Je pense que je peux me partir une business.

« Des fois, on oublie presque que la vraie vie c’est pas les bières pétillantes pi les fausses fiertés pis les minutes de retard. Des fois, on oublie que c’est nos défauts qui sont beaux, que c’est quand on est vulnérable que c’est beau, que c’est quand on se trompe pis qu’on sait pas trop. C’est ça qui est beau. »[1]

Merci Fourchette.

J’ai relu mainte et mainte fois ce passage que j’ai reçu comme une gifle au visage. J’aurais aimé avoir écrit ces mots, car ils expliquent très bien ce que j’ai réalisé à la fin de l’été. Des fois, ça me prend du temps avant de digérer les choses. Par contre, quand je plonge de l’autre côté, il n’y a pas de point de non-retour.

Maintenant que je suis devenue le guru de la sobriété, je veux juste finir l’année. D’ailleurs, le 17 décembre, cela fera un an que j’ai découvert le patient en rut. Un an de reconstruction. Un an à répéter : Oui, je vais bien. J’ai mis à la porte la pourriture qui me faisait de l’ombre. Un an de première fois, seule. Un an de dates et de déceptions. Un an.

Pour l’occasion, je vais m’organiser un dance party. Je veux de la musique, de la musique forte. Des bulles qui pop! Je veux ça bubbly. Mes amis qui dansent partout. Des rires en background pi des gens qui frenchent. Mon ultimate revival party.

Dans moins de trois mois, l’année va finir. Maudit que ça l’a passé vite. Un an à répéter : Oui, je vais bien. Je me suis mise en avant plan. Un an de reconstruction. Un an à recoller les morceaux. Un an à me poser des questions et à essayer de comprendre. Un an.

Malgré tout, depuis quelques temps, j’ai un fantasme qui me trotte dans la tête. Ça doit être parce que je t’ai halluciné sur la rue Rachel. Tu viens cogner à ma porte. On se saute dessus. Je te trouve beau. Clairement, je suis à ton goût aussi. On french pour la dernière fois. Fuck les blessures. On fait l’amour. Fuck la douleur.

Tu sens le bon déo. Je suis en extase. Je panse mes cicatrices dans notre échange corporelle. Cette douce sensualité éphémère, cette sensualité réparatrice…

Mon cerveau oublie tout. Mon cerveau efface tout. J’ai soif de toi. On se dévore. C’est mon happy ending, ma grande finale. Je sais que demain je vais me dire que c’est avec moi que je devrais faire l’amour. Pas avec mon passé. Mais des fois, c’est si bon.

C’est ça l’automne… de la nostalgie à l’état brut.

Pendant les dernières semaines, je me suis réitérée le même discours : Vas-y bubbly. Fonce! Un an à me demander ce que je veux. Un an à répéter : Oui, je vais bien. Un an à faire mes propres choix et mes propres projets. Un an à la découverte de ma nouvelle vie. Un an.

Depuis que je suis devenue le guru de la sobriété, je vois la vie plus légèrement. J’ai réussi à digérer le dernier morceau qui passait plus difficilement. Je l’ai finalement eu mon tête-à-tête. J’ai finalement réussi mon rendez-vous avec moi-même. Malgré les autres déceptions que j’ai eues cette année, j’ai atteint mon objectif. Je me suis lancée. J’ai arrêté de me définir à travers mes dates en pensant que c’est de tomber amoureuse qui pourrait me sauver. C’est avec moi que je vais faire l’amour pi c’est juste moi qui peux me libérer.

La sobriété me va si bien…

Quand la vie te donne des citrons, fais-en de la limonade. Je pense que je peux me partir une business. Vas-y bubbly. Fonce!



[1] Sarah-maude beauchesne, Les fourchettes une vingtaine complexe et sensuelle, Éditions Hurtubise, 2020, 239 p.





dimanche 17 octobre 2021

Cette nuit, j’ai rêvé à toi…


Ce doit être surement parce que je t’ai halluciné sur la rue Rachel hier. Même grandeur, même démarche de gars trop grand qui prend trop de place. Même coupe de cheveux, si on peut appeler ça une coupe. Même stature.

Je me suis baissée sous mon volant. Je ne voulais pas que tu me vois. Même si je savais très bien que c’était impossible que tu sois-là.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un peu mal en dedans. Tsé, ça m’arrive occasionnellement de m’ennuyer de mon ancienne vie. Avec le temps, c’est devenu qu’un simple souvenir et c’est très bien ainsi.

Je me suis revue étendue par terre, la face sur la céramique de la cuisine et j’ai eu un frisson, un sentiment qui s’apparente à la peur.

Je suis revenue chez moi et j’ai fait le tour de l’appartement, celui que je me suis appropriée. J’ai regardé partout. Pratiquement plus de traces de toi, mais il en restait tout de même quelques-unes. J’ai repris le vieux mot que tu avais griffonné et que j’avais gardé en back-up sous le levier de la cuisine. Tsé, celui où il est marqué que tu me trouvais dont ben belle quand je dormais et qui se termine par ch’t’aime en criss. Ben, je l’ai pris et il est allé rejoindre ses compagnons dans laboîte situer dans la plus haute tablette du garde-robe.

Fait que, j’ai eu une folle envie de repeindre ma chambre. Cette couleur que j’avais choisie pour toi. Même si tu chialais continuellement que je décidais toujours tout, en vérité, je te demandais toujours ton avis. Pour qu’au final, tu finisses par me dire que tu t’en fous…

Ça fait partie du processus. J’ai lavé les murs, trié les armoires pour vérifier qu’il ne restait plus aucun back-up nulle part. Je t’efface un peu plus, une journée après l’autre. Certainement qu’il m’arrive de penser à toi, spécifiquement lors de mon premier coup de rouleau de peinture. Je me suis rappelée lorsque nous avons aménagé dans notre premier appartement, que nous avions fumé du cannabis et que nous nous prenions pour des maîtres peintres à rire comme deux vieux ados. C’est devenu qu'un simple souvenir et c’est très bien ainsi.

Je suis sobre depuis quelques semaines. Un grand besoin de lucidité après un été où je me suis pas mal étourdie. Il était nécessaire que je me retrouve, dans ma tête. J’ai envie d’être encabané dans mon cerveau. Du ménage et une nouvelle couleur de peinture aide toujours à replacer les esprits. J’embrasse ma solitude et je vis avec mes souvenirs.

Depuis, j’ai une petite pensée pour toi. À chaque fois que les gens me demandent si j’ai eu de tes nouvelles, je leur réponds avec une drôle de face. Pourquoi j’en aurais !? En occurrence, j’ai tout de même de belles images qui me viennent en tête. Parfois, j’aime imaginer que tu te sors le supposé privilège que tu as dans les culottes pi qu’à chaque fois, tu penses à moi. Pire, que tu penses à moi qui prend des hormones ou pire encore qui porte ta progéniture.

Pi là, dans ma face, j’ai un sourire mesquin…

J’espère que tu sens mon parfum partout et que tu m’hallucines tout le temps. J’ose espérer que je hante ta conscience, que je suis un paréidolie continuel dans ta vie.

Pi là, je me ressaisie. Je ne suis pas une personne méchante. Je préfère penser au maître peintre entre deux coups de rouleau sur le mur en me disant, tu n’es qu’un souvenir et j’aimerais que tu restes ainsi.

 

 

dimanche 10 octobre 2021

Cœur d’artichaut



Je m’invente des histoires dans ma tête. C’est pour ça que j’écris. Il faut que ça sorte. Je m’invente des histoires tout le temps pi des fois, j’ai l’impression que c’est moi.

Mes idées tourbillonnent sans cesse entre mes deux oreilles. Mon imagination déborde. Souvent, je me sens comme dans un film de Ricardo Trogi. J’aime ça m’inventer des scénarios à l’eau de rose. J’ai un cœur d’artichaut.

Derrière mes écouteurs, j’ai l’impression d’être seule au monde, dans mon monde…

Sur la piste cyclable qui relie Masson jusqu’au parc Jarry, j’ai un rush de dopamine. Il faudrait que je rencontre un vieux. Tsé, un vieux qui a déjà fait sa vie. Comme ça, il ne m’achalerait pas pour avoir des enfants. Faudrait aussi qu’il aille déjà des enfants. Comme ça, il ne peut pas être un trou d’cul. Pi certainement, faudrait qu’il aille au moins une fille parce que là, il ne peut vraiment pas se permettre d’être un trou d’cul… Je pense…

J’étais déjà partie dans une nouvelle histoire. J’aime l’image, j’aime la rêverie, j’aime l’imaginaire. J’anticipe déjà être en amour, le rush qui va avec. Mon cœur qui palpite, les sueurs froides dû à la nervosité, ma dyslexie vocale, sorte de bégaiement, les yeux qui brillent et mon éternel sourire niaiseux. Je suis un cœur d’artichaut.

Quelques kilomètres plus loin, je croise un dude avec qui j’ai échangé quelques phrases sur une application et j’éclate de rire. La vie c’est en live que ça se passe, parce que de règle générale sur les réseaux c’est rempli de pas games ou de fantômes. Son pace de réponse était établi sur quelques jours et comme la plupart, il avait probablement oublié de me répondre après quelques temps. Même la personne avec qui nous avions conclu la transparence m'a fait le coup. 

La question, pourquoi as-tu swipé à droite alors ?

Derrière mes écouteurs, j’ai l’impression d’être seule au monde, dans mon monde…

J’envisage un film à la Xavier Dolan. Ce serait plus intéressant. Le vent dans la face sur ma trottinette, à défaut d’avoir un longboard. Longue histoire courte, j’ai commencé à faire du longboard après avoir vu le film Mommy. La marque de guerre sur ma cuisse droite me rappelle le succès que j’ai eu. L’option qu’il me restait pour vivre mon scénario, la trottinette.

Dans cette histoire, sur ma trottinette, je serais libre. Je serais amoureuse avec des papillons dans le ventre pi toutes, pi toutes. C’est le syndrome du cœur d’artichaut.

Il me semble qu’il n’y a aucune chanson d’amour qui s’appelle Stéphanie…

Je pourrais en inventer une, un peu trouble, mais au combien intense.

Je pourrais tomber par hasard sur un sexy facteur. Tsé, avec des beaux mollets, en quête identitaire avec qui je pourrais me reconstruire. Un genre de Laurence Anyways saveur Stéphanie. Je pourrais montrer à mon sexy facteur comment je suis magique. C’est inconsistant un cœur d’artichaut.

Derrière mes écouteurs, j’ai l’impression d’être seule au monde, dans mon monde…

Ma vie, c’est de la rêverie, de l’imaginaire, une comédie musicale. Quand je vais à l’épicerie, je m’amuse à me mettre une playlist jazzy. Et Hop! Me voilà dans La la Land dansant parmi les humains qui ne savent plus par où marcher depuis qu’ils ont enlevé les flèches au sol. Puis dans le rayon des céréales, je foncerais sur mon mini wheats en faisant ma grande finale de pas chassés.

Je m’invente des histoires dans ma tête. C’est pour ça que j’écris. Il faut que ça sorte. Je m’invente des histoires tout le temps pi des fois, j’ai l’impression que c’est moi.

J’ai le cœur qui fait facilement trois tours. Je m’en veux d’être un peu fleur bleue et de penser que tout ça reste encore possible. Je suis en amour avec l’amour. Je suis un cœur d’artichaut.


dimanche 3 octobre 2021

La diagonale parfaitement croche…

 

                                             

Le rôle des vacances dans une vie est de passer ridiculement trop vite. Mine de rien, le petit vent frais me rappelle que l’automne commence à être bien installer. Ma cure de détox est commencée et je m’apprête à faire un september sober.

Ce n’est pas toujours facile de se guérir…

J’ai fermé les yeux tout l’été. J’ai chanté et dansé comme la cigale. J’ai butiné comme l’abeille. Et en chemin, je me suis mise de côté et je n’ai pas du tout travailler sur moi. Je n’ai pas du tout travaillé sur mes sentiments. Je n'ai pas soigné ma blessure. Pantoute…

Pi quand j’ai réalisé tout ça, entre quelques verres de vin, je me suis sentie toute croche.

Une diagonale parfaitement croche.

Fallait que ça l’arrête. 

Les gens oublient vit, mais moi, je n’ai pas oublié cette douleur. Pas mal écœurer de toujours vivre le jour de la marmotte.

-          T’as l’air bien!?

-          Oui, je vais bien…

-          Non, mais pour vrai!? T’as l’air vraiment bien…

Crisse, oui je vais bien. Par contre, ça l'arrive des rechutes. Je suis aussi un être humain. Ça reste toujours un peu un sujet tabou. Faut surtout pas montrer que nous avons un côté vulnérable, qu’on est faible ou que nous avons eu un échec. À force de me le faire demander, j’arrive même parfois à douter. Est-ce que je vais vraiment si bien? Surtout que ça me remet sans cesse, tout ça, en pleine face. Là, exactement où je ne veux pas aller. Pi ça me rappelle que je suis encore la personne tout seule qui n’a plus rien. Crisse, oui je vais bien sauf que des fois, ta yeule.

Une diagonale parfaitement croche.

Alors,  le "break" social s’impose aussi.

Quand ça fait 10 ans que tu es avec la même personne et que tu retournes à :

-          C’est quoi ta couleur préférée ?

-          Noir Calisse.

Il se peut que tu pognes ton deux minutes et que tu t’ennuies un peu de ton ancienne vie. Le pire dans tout ça, c’est plus que tu t’en fous, plus qu’ils te tournent autour comme des mouches. Je n’y comprends toujours rien. Je sais que c’est con les applications, ça reste quand même utiles quand tu as envie de frencher sous la brise froide de la saison à venir. Mine de rien, le petit vent frais me rappelle que l’automne commence à être bien installer. Fuck.

Une diagonale parfaitement croche.

Je vais finir seule à rêvasser dans mon lit nuage. Que j’en vois un autre chialer parce qu’il y a trop d’oreillers et trop de couvertures. C’est mon abri les soirs de tempête et mon exutoire pour les prochains jours. Ma cure de détox est commencée et je m’apprête à faire un september soberl.

Tsé dans la vie, je mange toute croche. J’aime ça quand quelqu’un me le fait remarquer en rougissant, en me nettoyant la joue. 

Je me brosse aussi les dents toute croche. Ça revole partout et il faut que je lave ma salle de bain à tous les jours. 

Certainement, je crache aussi toute croche. J’ai souvent l’air d’un lama qui ne sait pas viser. Pi en plus, ça m’arrive de me cracher dessus, mais je m’améliore avec le temps. 

Surtout, j’aime ça dormir en diagonale dans mon grand lit nuage quand je suis toute seule, mais j’aime encore plus ça quand il y a une autre personne. C’est pour avoir son souffle dans mon cou ou que je puisse un peu toucher sa jambe avec mon pied. Je suis une diagonale parfaitement croche, avec un cœur d’artichaut[i]

Le rôle des vacances dans une vie est de passer ridiculement trop vite. Mine de rien, le petit vent frais me rappelle que l’automne commence à être bien installer. Ma cure de détox est commencée et je m’apprête à faire un september sober.

C’est comme ça lorsque tu es une diagonale parfaitement croche.

 

 



[i] A l'image d'un artichaut que l'on déguste feuille par feuille, le cœur d'artichaut tomberait souvent et facilement amoureux distribuant son amour de façon inconsistante.



lundi 27 septembre 2021

Le pénis privilège

 


Il me semble que l’été passe comme un coup vent. J’anticipe l’automne avec impatience : chandail de laine, vin rouge et feu de foyer. L’automne, même ta douche chaude goûte meilleure…

Je vais traverser les prochains mois pour amorcer un nouveau chapitre. Les gens oublient vite, mais moi, je n’ai pas oublié cette douleur. J’ai appris à vivre avec. J’ai appris à être en paix avec.

Comme je ne veux pas avoir l’air d’un scarabée qui roule sa boule de marde, je décide d’aller profiter des derniers rayons chauds sur une terrasse non loin de chez moi. Une petite bière au soleil, ça fait toujours du bien…

En même temps, je reste disponible et je regarde un peu les gens qui m’entourent. Depuis mon delete du catalogue humain et de toutes les applications, j’ai décidé que je prendrais mon courage à deux mains. Si quelqu’un m’intéresse, j’allais simplement lui dire en vrai. La vie, c’est en live que ça se passe. Mais rien ne m’accroche pour le moment. Rien n’attire mes yeux.

Soudainement, j’entends deux dudes près de moi discuter de leur dernière date. 

Intéressant… 

J’ouvre grand les oreilles en faisant semblant de niaiser sur mon téléphone.

-          Puis là ben… J’ai gâté la cocotte!

WTF !!!! Comme si le dude avait un pénis privilège. Sérieux !? Le seul privilège que tu as, c’est qu’elle ait consenti à ce que tu lui montres ton supposé « engin magique ».

Avec toutes les histoires de tromperies que j’ai entendues, pire, que j’ai vécu, ton privilège tu peux bien le garder dans tes culottes. Personne n'a besoin de ton engin à tout prix, personne n'a besoin de ta "dick pic". C’est un peu pour ça mon fuck them all.

Franchement! Je suis bien contente d’être abstinente de ce temps-là. Anyway, j'ai un womanizer. Je suis convaincue qu'il a été inventé par une femme décourager de tous les tatas qu’elle a rencontré sur son passage. C’est un bel outil de dépannage quand tu décides de faire une petite pause sexu.

La discussion de ma table voisine c’est arrêtée là. 

Par chance pour eux, j’avais un peu envie de m’en mêler, mais je me souviens que je faisais à semblant de niaiser sur mon téléphone… 

En payant leurs factures, les deux dudes me font un beau grand sourire. 

ARK! Je ne veux pas être impolie et j’essaie d’en créer un dans mon visage. Fuck, c’est certain que ça avait l’air vraiment forcé mon affaire. Heureusement, aucune conversation n’a été engagée. Merci, surement que ma face m’a trahi.

Il me semble que l’été passe comme un coup vent. J’anticipe l’automne avec impatience : chandail de laine, vin rouge et feu de foyer. L’automne, même ta douche chaude goûte meilleure… 

Je me souviens de mon été. Je me souviens de toutes les fois où je me suis couchée trop tard. Je me souviens de toutes les soirées bien arrosées. Je me souviens de toutes les nuits torrides que j’ai eues. J’ai pensé à plusieurs reprises que je ne m’étais pas respectée, mais bon. Cependant, je crois que c’est comme un choix obligé après une longue relation suivie d'une rupture. Il fallait que je me prouve que j'étais encore bonne.

Malgré tout, je pense encore que je suis du fucking bon matériel girlfriend. C’est pour ça que j’ai fait une pause de toutes rencontres. La prochaine fois, je veux être renversée. Je veux perdre l’appétit et le sommeil pour les bonnes raisons. Je veux voir la vie en rose. 

Même si tu me fais miroité l’idée que tu as un engin magique, ton privilège tu peux bien le garder dans tes culottes. Le seul privilège que je vois ici, c’est moi.

dimanche 19 septembre 2021

Majeure, grimée et vaccinée…

 

                                            

Aujourd’hui, direction stade olympique pour ma deuxième dose. Je me suis arrangée comme si j’allais dans une date. Sait-on jamais, peut-être que je vais croiser un sexy infirmier ? Trottinette en main, mes énormes écouteurs, de la bonne musique, mes éternels souliers blancs avec le vent dans la face. Je suis prête!

Je me remets tranquillement de mon week-end de fête. Jusqu’à présent, le 30 aout est une superbe date. Je pense que je vais garder la même l’année prochaine. En revanche, c’était probablement le seul samedi de l’été où il a mouillé. Fuck you dame nature. Fête pluvieuse, fête heureuse. J’ai bu des bulles. Elle est ma bulle la vie!?

Honnêtement, c’était parfait. J’étais entourée des personnes que j’aime le plus au monde, qui me font me sentir bien et qui m’ont aidé dans mon processus de guérison intérieur. En plus, j’avais l’impression d’avoir 18 ans dans le sous-sol de chez mes parents. La vibe était éclectique. Merci mes amis d’embarquer dans mes folies et de m’aimer avec toutes mes conneries.

Je me suis quand même réveillée le lendemain avec un énorme hangover, mais aussi avec le cœur gros. Je suis choyée dans la vie. Cependant, je suis de nature très intense et je sais clairement qu’il me manque quelque chose. « En cherchant quelqu’un, je me suis rendu compte que je ne cherchais pas l’amour. Je cherche un bouleversement »

Emilie Kahn dans les oreilles, le vent dans la face, malgré toutes les personnes qui fourmillent dans la rue, je me sens seule au monde pi j’aime ça. Je suis en vacances cette semaine. Sans plans précis, mon seul fantasme : lire et écrire. « Une claque. Le bord d’un précipice. Puis un saut. Un volcan en flamme. Une crise d’angoisse inversée. Une brûlure de cigare »

Direction le stade, mon rouge à lèvre flamboyant, mes cheveux en afro frisée, mes pensées tourbillonnent comme des montagnes russes. Mon nouveau chapitre commence cette semaine. Il faut que je change de sujet. Je vais m’assurer que le tout soit en évidence tel un exergue. Il va falloir que je sorte de ma crise romantique. Je me donne le devoir de déconstruire cette idée. « Une âme qui m’appartient dès le premier regard, dès la première parole. Un corps qui m’a déjà fait l’amour avant de m’avoir vue nue. Un être qui m’écoute pleurer lorsque je lui souris et qui caresse mes joues de petite fille. L’amour ne me suffit pas. » Tsé ce chavirement existentiel, c’est avec moi que je dois le partager et non à travers de personne d’autre.

Je sillonne l’intérieur du stade en trottinette. Quelle bonne idée! Ça va nettement plus vite. Les yeux grands ouvert sur les gens autour de moi. Je confirme, pas de sexy infirmier en vue. Pi ça, ben ça me fait rire. Mon histoire d’amour improbable, c’est avec moi que je la veux.

Je ferme mon deuxième livre cette année, celui de mon été. J’entame un nouveau chapitre de celui qui se nommera : Majeure, grimée et vaccinée.

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Les citations ont été prises sur https://ladelicatessedesmots.fr/



lundi 13 septembre 2021

Je vois la vie en mode curly

 

                                                  

Depuis peu, le flou artistique s’estompe…

En fait, probablement que j’apprends à vivre avec tout simplement. J’ai mis une croix sur toutes les applications de rencontre et je suis très bien sans. J’apprivoise ma solitude bien tranquille à la maison en semaine. J’évite d’aller faire mon tour à la SAQ avant le vendredi. Ma tête se porte mieux. Mon cœur commence à être un peu plus léger. J’apprends à me retrouver. Je vis ma vie en mode curly.

J’ai donc décidé d’affronter mon naturel et je laisse mes cheveux bouclés. Ça me donne un petit air de boîte à surprise. Je suis comme un Happy meal. Il y a toujours une surprise de cachée. Fuck, je suis frisée en crisse. Probablement que ça part twister dans mon cerveau pour ressortir curly as fuck.

Depuis peu, le flou artistique s’estompe…

En fait, probablement que j’apprends à avaler la pilule. J’ai mis une croix sur toutes mes déceptions des derniers mois. J’apprivoise mon reflet dans le miroir. J’évite toutes de petites bières par-ci par-là en semaine. J’économise mon énergie pour le vendredi. J’enfourche ma trottinette, le vent dans la face. J’apprécie ce bref moment de liberté. Ma tête se porte mieux. Mon cœur commence à être un peu plus léger. J’apprends à me retrouver. Je vis ma vie en mode curly.

Des fois, j’aimerais ça être normale. J’ai l’imagination beaucoup trop débordante. C’est probablement pour toutes ses raisons que j’écris des histoires, que j’aime m’inventer des scénarios et que je vais fêter ma fête le 30 aout cette année. De règle général, ma fête c’est en hiver entre Noël et le jour de l’an. Ça suck. Ça suck a lot…

Je me suis même créée un lexique personnel que je m’amuse à appliquer aux situations qui peuvent survenir :

1-   Faire un Stéphanie : a) s’endormir de façon subite sans préavis. b) S’éclipser en douce sans aviser autrui.

2-      Faire un sexy professeur : nous allons nous revoir certes, mais probablement moins souvent qu’avant.

3-      Faire un ma sœur : Dire je te rappelle, mais ne jamais le faire.

4-      Faire un Ju : Ne jamais répondre ou presque.

Lexique que j’ai répertorié dans mon petit dictionnaire personnel et qui me permet de teinter des événements de ma vie en dédramatisant les situations que je pourrais qualifier de néfastes, plates ou décevantes.

En fait, probablement que j’apprends à rendre les choses plus drôles. J’ai mis une croix sur toutes mes attentes, ce qui m’empêche d’avoir des regrets ou d’avoir de l’amertume. J’aime mes choix. J’apprivoise que la vie ne peut pas toujours être un « ultimate » party. J’évite de regarder les terrasses des petits bars de mon quartier avant le happy hour du week-end. Je me concentre sur ma petite routine de semaine et sur mon training pour me vider l’esprit. Ma tête se porte mieux. Mon cœur commence à être un peu plus léger. J’apprends à me retrouver. Je vis ma vie en mode curly.

Fait que,  j’ai fait un Stéphanie lors de mon dernier Piknic Electronik. J’ai filé en douce. Je ne me sentais pas bien et j’étais épuisée. J’avais un gros été à mon actif. Il fallait que je me sauve.

Fait que, j’ai fait un sexy professeur de moi à quelques reprises. Premièrement, avec le petit dude.

-          On dirait que tu m’évites ?

Je n’arrivais pas à lui dire que je n’avais plus envie de rien, que je voulais être emballée. Je suis comme ça, une amoureuse passionnée qui voit des cœurs partout et des 11h11.

J’ai fait de même avec « lui ». Je lui ai même donné une échéance, comme une date d’expiration. En fait, le prochain qui va me toucher, je vais en avoir le souffle coupé et je vais me demander si je vais mourir d’une crise de cœur.

Fait que, j’ai fait un sœur à un de mes ex qui voulait que nous nous revoyons autour d’une bière pour se raconter nos vies.

-          Hey ! On est plus ami Facebook

-          T’inquiète, c’est probablement une erreur. Oui, oui… Je te rappelle…

Honnêtement, j’ai pas du tout envie de lui raconter ma vie et je me fous un peu de la sienne.

Fait que, j’ai fait un Ju au dude qui parle espagnol qui continue de m’envoyer des :

-          Hermosa, estas siempre presente en mi.

Ça fait depuis janvier que je l’ai « flushé ». Qu’est-ce que tu ne comprends pas. Criss, je ne réponds pas. Pi en plus, je l'ai bloqué.

Probablement que j’apprends à aimer la vie seule. J’ai mis une croix sur toutes les applications de rencontre et je suis très bien sans. J’apprivoise ma solitude et le temps m’appartient. J’évite les dates, ce qui m’aide à nettement à ne pas réduire le nombre de bouteilles dans mon cellier. J’ai envie que le temps s’arrête et que j’aille le souffle qui coupe lorsque je serai prête pour une éventuelle nouvelle rencontre. Ma tête se porte mieux. Mon cœur commence à être un peu plus léger. J’apprends à comprendre ce que je veux réellement. Je suis curly.